La date de la 14ème Existrans française s’aligne sur celle du STP 2012

5 09 2010

La date de la 14ème Existrans est fixée : la marche aura lieu le samedi 23 octobre 2010 à Paris.

De fait, la prochaine Journée internationale de Lutte pour la Dépathologisation des Identités Trans aura lieu le 23 Octobre 2010, dans des villes de différents continents.

À ce jour, ont confirmé leur participation les villes suivantes: Amsterdam, Ankara, Bangkok, Barcelone, Berlin, Bogotá, Bologne, Bruxelles, Buenos Aires, Caracas,  Compostela, Donostia, Gaborone Botswana, Gasteiz, Grenade, Guayaquil, Istanbul, Jaén, Lima, Lisbonne, Madrid, Managua,  Manila, Mexico, Mumbai, Murcia, Quito, Salta, San Salvador, Santiago du Chili, Zaragoza, Zone Centrale du Chili, Zona Nord de Chili.

Et l’invitation est toujours ouverte !

Plus d’infos : http://www.stp2012.info/old/fr

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Création d’une liste pour l’organisation au sein de la coordination française du STP 2012 !

12 05 2010

Comme ça bouge du côté de la campagne STP 2012, si vous avez envie de bosser sur des choses du côté français, c’est désormais possible !
Et ça se passe cette fois, par une liste d’organisation : stp2012fr[@]listes.existrans.org
Pour vous inscrire, vous pouvez envoyer un message à l’adresse du groupe français : stp2012fr[@]gmail.com.





STP 2012 Fr à Lille : Stoppons la pathologisation des trans !

16 10 2009

Les Flamands Roses inscrivent Lille dans la campagne internationale contre la pathologisation des personnes trans STP 2012 :

Retrouvez-nous pour un rassemblement place du marché du théâtre Sébastopol le samedi 17 octobre 2009 à midi.

Stoppons la pathologisation des trans !

En 2009, les textes de références des psychiatres, la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Manuel diagnostic et statistique des maladies mentales) considèrent toujours les personnes trans comme malades mentales, qu’il convient de traiter. Cela a des conséquences très directes, puisqu’il est nécessaire de passer devant un psychiatre durant une longue période avant de se voir éventuellement accorder le droit d’accéder à des traitements hormonaux ou à des opérations… à condition de respecter des critères arbitraires et hétérosexistes.

À l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie 2009, Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, a annoncé que les soins médicaux des personnes trans ne seraient plus remboursés au titre de l’ALD (affection longue durée) psychiatrique. Cette annonce a été largement interprétée comme la dépsychiatrisation des trans en France. Or il ne s’agit que d’un effet d’annonce : cela ne concerne que la catégorie des remboursements de soins. L’accès aux soins est toujours conditionné et contrôlé par des équipes officielles psychiatrisantes. Dans le même temps, la HAS (Haute Autorité de Santé) a remis un pré-rapport renforçant le pouvoir des équipes officielles, «expertEs» autoproclaméEs, augmentant donc les contrôles de psychiatres avant d’autoriser (ou pas) une transition.

C’est pourquoi nous participons, le 17 octobre, à la campagne mondiale Stop Trans Pathologization 2012, qui exige :

  1. le retrait du « trouble de l’identité sexuelle » des manuels internationaux de diagnostic (DSM IV et CIM 10)
  2. le retrait de la mention du sexe dans les documents officiels (carte d’identité, carte de sécurité sociale,…)
  3. l’abolition des traitements de normalisation binaire imposés aux personnes transgenres et intersexuées (appelés « protocoles »)
  4. le libre accès aux traitements hormonaux et chirurgicaux, sans tutelle psychiatrique
  5. la mise en œuvre d’actions contre la transphobie, la formation éducative et l’insertion sociale et dans le monde du travail des personnes trans

Nous exigeons également :

  • la prise en charge intégrale des soins liés à la transition par la Sécurité Sociale ;
  • le droit pour chacunE de modifier son identité légale s’il ou elle le désire ;
  • la reconnaissance officielle et légale de la transphobie et la mise en place de réelles campagnes de prévention contre les discriminations sexistes et LGBTIphobes ;
  • la dissolution des équipes officielles et le libre choix des médecins ;
  • l’accès à une véritable information sur les traitements, pour permettre aux personnes trans de participer pleinement à leur traitement.

Les Flamands Roses

http://stp2012.wordpress.com





STP 2012 Fr : le 17 octobre à Montpellier !

27 09 2009

Dans le cadre de la campagne internationale, « Stop Trans Pathologization 2012* », nous lançons un appel à touTEs les individuEs, associations, groupes et collectifs qui souhaitent voir, comme nous, la fin de la pathologisation des personnes trans’ et nous vous invitons à nous rejoindre le samedi 17 octobre à 14h sur la place de la comédie à Montpellier pour visibiliser cette cause.

En tant que signataires du manifeste du Réseau International pour la Dépathologisation Trans nous dénonçons publiquement, une fois de plus, la psychiatrisation de nos identités et la classification, pathologisante, du « trouble d’identité sexuel ou de genre » (TIG).

Car la psychiatrisation relègue aux institutions médico-psychiatriques le contrôle de nos identités et permet à celles-ci, motivées par des intérêts étatiques, religieux, économiques et politiques, d’enfermer les corps des personnes trans’ dans un binarisme stéréotypé « homme-femme », en faisant passer cette posture exclusive pour une réalité naturelle et « vraie ». Aujourd’hui, en dénonçant ce paradigme qui utilise la biologie et la « nature » pour justifier un ordre social beaucoup trop réducteur, nous souhaitons mettre en évidence les effets sociaux désastreux de telles pratiques, légales, sur les personnes trans’ et intersexuéEs.

Nous refusons cette réalité où les corps qui ne répondent pas anatomiquement à la classification médicale occidentale en vigueur sont catalogués sous  des termes pathologisants qui ne représentent en rien la réalité des personnes trans’ ou intersexuéEs : intersexualité et transsexualité.

Légitimer ces normes sociales, qui contraignent nos vécus et nos sentiments, implique d’invisibiliser et de pathologiser les  multiples options humaines possibles et de n’autoriser qu’un seul chemin qui ne questionne pas le dogme politique sur lequel se fonde notre société : l’existence, unique et exclusive, de deux  seules catégories  d’être et de sentir.

Cette invisibilisation, basée sur un ordre moral dépassé, se fait au prix d’opérations de stérilisations non-souhaitées et au prix d’interventions sur les nouveaux néEs intersexuéEs (néEs avec des organes génitaux atypiques mais fonctionnels) au moyen de traitements de normalisation violents et inhumains, comme pour effacer la possibilité de ces corps et refuser l’existence des différences.

Nous ne voulons pas nous adapter aux définitions psychiatriques d’« homme » et de « femme » pour pouvoir vivre nos identités, et pour que la valeur de nos vies soit reconnue sans avoir à renoncer aux diversités qui nous constituent.

Nous ne voulons obéir à aucun type de catalogage, ni d’étiquette, ni de définition institutionnalisées et nous réclamons notre droit à nous autodéterminer.

Pourtant, à l’heure actuelle, la transidentité est toujours considérée comme un « trouble de l’identité sexuelle », pathologie mentale classifiée dans la CIM-10 (Classification internationale des maladies de l’OMS) et dans le DSM-IV-R (manuel diagnostique et statistique des maladies mentales de l’Association américaine de psychiatrie). Ces classifications sont celles qui guident les psychiatres du monde entier au moment du diagnostic.

Et, depuis deux ans a débuté la révision du DSM-IV-R, lequel détermine les modifications à apporter à la liste des maladies de l’OMS. Ces derniers mois ont été rendus publics les noms des psychiatres qui décideront de l’avenir du trouble d’identité sexuelle. À la tête du groupe de travail sur le TIG se trouvent le Dr Zucker (directeur) et le Dr Blanchard, entre autres. Ces psychiatres, connus pour pratiquer des thérapies de « conversion » auprès des homosexuelLEs, des transsexuelLEs et liés aux cliniques pour enfants intersexuéEs, proposent non seulement de ne pas retirer le « trouble » de la liste mais aussi d’élargir son traitement aux enfants présentant des comportements de genre hors normes en leur appliquant des thérapies de réadaptation au « rôle d’origine ».

Nous adressons directement à la classe politique des demandes claires :

– Nous revendiquons le droit de pouvoir changer de prénom pour nos documents officiels sans avoir à passer par un quelconque examen médical ou psychologique. Nous pensons résolument que l’Etat ne devrait disposer d’aucune compétence s’agissant de nos prénoms, nos corps et nos identités.

– Nous faisons nôtres les discours du mouvement féministe et la lutte pour le droit à l’avortement et pour celui de disposer de son propre corps ; nous revendiquons le droit de décider librement si nous voulons ou ne voulons pas modifier notre corps et de pouvoir le faire sans lourdeurs bureaucratiques, politiques et économiques. Nous exigeons aussi l’arrêt des opérations « normalisatrices » sur les nouveau-nés intersexués.

– Nous dénonçons l’extrême vulnérabilité et les difficultés d’accès au marché du travail des personnes transgenres, transsexuelles et genres fluides. Nous exigeons des garanties d’accès au monde du travail et la mise sur pied de politiques spécifiques destinées à mettre un terme à la marginalisation et à la discrimination de ces personnes.

Cette situation de vulnérabilité est encore plus accentuée dans le cas des personnes trans’ migrantes, qui arrivent dans notre pays en fuyant des situations d’extrême violence. Nous exigeons l’attribution immédiate de l’asile politique à ces personnes tout en revendiquant la pleine égalité des droits pour les personnes migrantes.

– Même si nous clamons haut et fort que nous ne sommes pas victimes mais maîtreSSEs de notre propre identité, nous voulons rappeler toutes les agressions, assassinats et aussi suicides de personnes trans’ causées par la transphobie. Nous tenons le système binaire hétérosexiste pour responsable de ces violences. Le silence est complice.

Enfin, nous annonçons que le Réseau International pour la Dépathologisation des Identités Trans a mis en place une coordination mondiale avec comme premier objectif : le retrait de la transsexualité du DSM en 2012. Un premier pas vers la diversité, un premier coup à la transphobie.

Pour la diversité de nos corps et de nos identités, nous vous invitons à nous rejoindre le samedi 17 octobre à 14h place de la comédie à Montpellier !

http://stp2012.wordpress.com/